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Joueur de légende : Roberto Baggio

9 avril 2014 - 17:14

ITALY SOCCER

La légende raconte qu’il serait né avec cette éternelle coupe de cheveux. La nuque longue, anneau vissé à l’oreille, les yeux clairs et le regard perçant du buteur, Roberto Baggio avait tout pour plaire dans les années 90. Ajoutez à ce look de flibustier un toucher de balle et un sens du but à tout épreuve, et vous obtiendrez l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du foot italien.

Roberto naît le 18 février 1967 à Caldogno, dans la banlieue de Vicenza. Il fait ses premiers pas dans le football de haut niveau en Serie C, à Lanerossi Vicenza, en 1982. En 84-85, il éclot et marque 12 fois en 29 apparitions. Son club accède alors à la Serie B. Mais lui ne s’y éternisera pas, et signe à la Fiorentina. Il y jouera son premier match face à la Samp’, et marque la première fois sur coup-franc, devant le Napoli de Diego Maradona. Il reste cinq années à la Viola, puis s’en va jouer les premiers rôles, chez le rival de Turin. Ironie du sort, son départ, qui s’est fait dans le fracas à Florence, où des émeutes entre tifosi ont éclaté, ne se fera qu’après un Juve-Fiorentina, en finale de coupe de l’UEFA, remportée 3 à 1 sur l’aller-retour par les Bianconeri. Dans le Piémont, il connaît des débuts relativement compliqués, aux côtés de Salvatore « Toto » Schillaci. De sa première saison, beaucoup retiendront surtout un Roberto qui perd ses moyens et refuse de tirer un penalty face à son précédent club. Il sera sorti du terrain, et ramassera une écharpe Viola en se dirigeant vers le banc. Le match est perdu 1 à 0 par la Vieille Dame et de nombreux fans se considèrent trahis par Il Divin Codino. La saison suivante, Il prend du gallon et s’impose dans le 11 titulaire de Trapattoni, qui termine deuxième de Serie A derrière le Milan, et se hisse en finale de Copa Italia, finalement empochée par Parme. Roberto marque 18 fois en championnat.

Puis arrive 93, l’année de la consécration. Vainqueur de la coupe de l’UEFA, avec des buts décisifs face à Paris (3) en demie, puis au Borussia (2) en finale, le divin grave son nom sur le Ballon d’Or. Mais la Serie A lui échappe encore une fois, et lui fera défaut jusqu’en 95, année du doublé coupe-championnat avec la Juve. C’est le moment choisi par l’artiste pour refermer le chapitre Bianconeri et s’engager avec le grand Milan.

En bon porte-bonheur, Baggio remporte le Scudetto dès sa première saison milaniste, son deuxième de rang. Mais il ne restera que deux ans chez les protégés de Silvio Berlusconi, après une seconde saison catastrophique pour le club. Il s’en va à Bologne, avec dans son baluchon un bilan de 49 buts en 87 rencontres. Il reste une seule année chez les Rossoblù, et les qualifie en coupe de l’UEFA, à la faveur de ses 23 buts dans le Calcio (record personnel). Revanchard, celui dont la tignasse devient alors grisonnante revient dans la capitale de la mode, mais de l’autre côté de la barrière. Et après avoir joué deux saisons au Milan AC, il en jouera également deux à l’Inter. Juste après la Coupe du Monde 98, Moratti cède alors à un de ses caprices, et se paie le fantasque italien pour l’associer à Ronaldo. Malheureusement, la saison ne sera pas à la hauteur des espérances entourant la prometteuse ligne offensive. Pas au top, Baggio marquera quand même la mémoire des tiffosi Nerazzuri au fer rouge, notamment grâce à un doublé face au Real, en Ligue des Champions. En 99, les choses s’empirent. Lippi arrive, avec Vieri dans ses bagages. Roberto sera remplaçant. Mais distribuera son talent de manière sporadique, sauvant quand même d’un doublé face à Parme la fin de saison du club. Brouillé avec Lippi, il doit s’en aller à l’été 2000, alors que la Squadra Azzura s’envole sans lui en Belgique et aux Pays-bas…

C’est donc à Brescia que va rebondir le virtuose vieillissant. Alors que dans le même temps, Lippi ne tient pas plus de quelques semaines faute de résultats à Milan, RB coule une fin de carrière peinard dans le nord de la botte. Il y inscrira tout de même la bagatelle de 45 buts en 98 matches.

Pour ce qui est de son histoire sous le maillot bleu de la Squadra, le commencement remonte au 16 novembre 1988, et un amical face aux Pays-Bas. Il se révèle au monde à l’occasion du mondial 90. Il marque alors face à la Tchécoslovaquie un but superbe après un rush de cinquante mètres. Remplacé par Vialli en demie, Roberto voit du banc la défaite des siens face à la bande à Maradona. Il scorera une nouvelle fois dans le match pr la troisième place.

En 94, les USA et le monde entier attendent l’artiste au sommet de son talent. Malgré une inquiétante défaite d’entrée face à l’Irlande, l’Italie s’impose 1 à 0 contre la Norvège grâce à… Dino Baggio, et se qualifie enfin à la faveur d’un nul un but partout face au Mexique, avec un Roberto à côté de ses pompes. Menée 1 à 0 en huitième par le Nigéria, Le divino Codino se met enfin en évidence, en inscrivant un tardif doublé, qui envoie les siens en quart. Même histoire face à l’Espagne, à 1 partout, Baggio prend ses responsabilités, et envoi sa nation en demie après avoir dribblé Zubizarreta. Roby y met un doublé face à la Bulgarie, bien au dessus de la mêlée. Malheureusement, il sera diminué car blessé dans une finale où il manquera l’ultime tir au but. Un destin batard pour un joueur qui restera aussi comme une sorte de Poulidor latin. En 98, il sera également de la partie et marquera deux buts, avant de rester muet en quart face à la France, alors en route pour son exploit. Non convoqué en 2002, il restera néanmoins le seul italien à avoir marqué dans trois Coupes du Monde différentes.

Commentaires

Staff
mathieu beal
mathieu beal 9 avril 2014 19:12

Ah Baggio c'était quelque chose . Un grand artiste !!!!!!! Une classe monstrueuse . Une époque ou le football Italien était au sommet .

Staff
vivien el nino martinez
vivien el nino martinez 9 avril 2014 18:53

Un des plus grand attaquant que la planète foot est connu :-) . Il m'as fait vibrer.

CLASS BUTEURS/PASSEURS (CHAMPIONNAT)

BUTEURS :

Vivien Martinez 7 buts

Julien Odrat 6 buts

François Breton 4 buts

Nicolas lefèbvre 2 buts

Mathias Moya 3 buts

Mathieu Bruxelle 1 but

Anthony Exbrayat 1 but

Kevin Collas 1 but

Yassine Korba 1 but

Pierre Emanuel 1 but

Thomas Chave 1 but

Chris Roux 1 but

 

 

Passeurs:

Thomas Chave 7 passes

Vivien Martinez 4 passes

Nicolas Lefèbvre 3 passes

Julien Odrat 1 passe

Mathias Moya 1 passe

François Breton 1 passe

Fabien Becerra 1 passe

Mathieu Bruxelle 1 passe

Kevin Collas 2 passes

David Jaspart 1 passe

Yassine Korba 1 passe

Romain Roux 1 passe